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Quatorze siècles de culture islamique
Le Musée iranien de la période islamique
Etant donné la richesse de la culture et de la civilisation islamiques en Iran, la necessité de créer un musée indépendant où seraient regroupés les objets et les œuvres d'art qui s'y rapportent s'est imposée à l'évidence , et de vastes projets ont été envisagés en ce sens pendant plusieurs années, Finalement, c'est à partir de 1993 que des efforts concrets et intensifs ont été deployés par trois organismes pour atteindr cet objectif.
La section islamique du Musée national iranien a pris en charge la sélection, l'expertise, la présentation et la classifcation des objets d'art, ainsi que le travail préliminaire d'edition de deux catalogues consacrés au nouveau musée.
Le Centre de recherche en matière de restauration et de conservation, placé sous l'autorité de l'Organisation du patrimoine culturel iranien, a fait transporter les objets les plus volumineux, notamment les mihrab (niches de prière), du deuxieme étage de I'ancien Musée national iranien au nouveau Musée de la période islamique.
Au cours de cette étape, les experts ont eu grand soin de préserver le travail de restauration déjà effectué et de disposer les objets comme ils I'etaient dans le premier bâtiment, Par exemple, si, à l'origine, un mihrab était situé à 50 centimètres au-dessus du sol de la mosquée d'où il provenait, cette hauteur a été respectée.
De tels aménagements ont naturellement été effectués avec l'aide des experts du Département islamique, en tenant compte des études historiques relatives aux bâtiments concernés et en prenant soin d'installer les objets volumineux de telle façon qu'il soit facile, au besoin, de les déplacer par la suite.
L'agencement intérieur du musée a été confié à des architectes qualifiés et les informations destinées aux visiteurs ont été conçues par des spécialistes des arts graphiques.
C'est grace à ces efforts concertés que le Musée iranien de la periode islamique a pu être inauguré, le 22 octobre 1996.
Le musée se trouve dans un édifice de trois étages, d'une superficie de 4 000 mètres carrés, construit dans le style des monuments sassanides à quatre voûtes.
Le premier étage abrite un auditorium ainsi que des galeries consacrées à des expositions temporaires.
Au deuxieme étage, des objets sont regroupés par thème dans I'ordre chronologique.
Enfin, les éléments décoratifs architecturaux exposés au troisième étage sont présentés en fonction de la période historique à laquelle ils appartiennent, Les objets exposés dans ce vaste musée couvrent quatorze siècles de civilisation et de culture islamiques et proviennent, pour la plupart, des fouilles effectuées sur des sites tels que Neychabour, Rey, Gorgan et Suza (aujourd'hui Suse).Certains ont été transférés ,à partir de collections de valeur comme celles du mausolée du cheikh Safi al-Din érigé à Ardabil.
Une précieuse collection de manuscrits
Le pôle d'attraction du musée est un espace carré où sont exposés des manuscrits coraniques, Une fenêtre en bois du V" siècle de l'hégire, sur laquelle est gravée la sourate de I'Unicité d'Allah, ainsi qu'une porte en bois où sont inscrits des versets du Coran rappellent aux visiteurs qu'ils pénètrent dans un espace entièrement consacré à la vie spirituelle.
Cette atmosphère de spiritualité est accentuée par un mihrab en pierre du XI" siècle de l'hégire, un magnifique tapis de prière et la diffusion incantatoire de versets du Coran.
Parmi les manuscrits datés du Ill' au XIV" siècle de I'hégire, les specimens les plus anciens sont recopiés sur peau en caractères coufiques.
Le Sultan Ali Mashhadi a rappelé que les premiers textes coraniques étaient transcrits en Coufique.
L'écriture coufique est un signe divin parmi les signes divins et un miracle parmi les mracles, et les corans écrits par -Sa Sainteté- le roi des croyants, I'imam Ali, étaient des modèles de belle écriture, de sobriété de composition parfaite et d'équilibre magistral entre les mots.
Bien que l'imam 'Ali n'ait pas inventé I'écriture coufique, on sait qu'il l'a sensiblement modifiée et qu'il l'a également enseignée à trois cent seize scribes.
La collection comprend aussi un manuscrit coranique qui porte la signature de l'imam 'Ali .
Certains pensent que I'utilisation de la peau était due au fait que le papier n'existait pas à l'epoque, mais la première fabrique a été créée à Bagdad, entre I'an 147 et 194 de l'hégire, par Fazl ebn-e Yahya, ministre iranien de la cour des Abbassides, et le papier ainsi produit était même exporté vers d'autres pays de l'Islam.
C'est donc peut-être en raison de sa solidité qu'il était fait usage de peau pour copier les manuserits du Coran.
A partir du IV'' siècle après J.-C. , après l'invention des ''six plumes" par ebn-e Moqle, les textes coraniques ont été écrits dans les langues thuluth, naskh, muhaqaq, reyhan, tauqui et reqa, tandis que le coufique était réservé aux titres des sourates.
Le musée possède de superbes manuscrits dans ces écritures, qui portent la signature d'artistes comme Yaqut Mosta'semi. 'Emad-at-Tavusi. Ahmad Sohrvardi, Pir Mohammad Thani, Ahmad Nayrizi et Zia' os-Saltane et sont enrichis de reliures et d'enluminures raffinées.
Dans la galerie qui entoure cette précieuse collection de Corans, des autres ouvrages scientifiques, litteraires et historiques sont exposés dans l'ordre chronologique et en fonction du thème traité.
Le plus ancien est la grammaire Al Khalas, datée de l'an 557 de l'hégire 1161-1162 après J.-C.
Outre l'importance des sujets abordés, ces manuscrits offrent l'occasion d'admirer tous les arts du livre : frontispices, reliures, enluminures, calligraphies et, parfois, illustrations.
Les murs entourant la zone centrale sont ornés de calligraphies et de miniatures précieuses qui encerclent les manuscrits exposés.
La calligraphie est une composante fondamentale du décor islamique, considérée comme un art sacré modelé par la main des artistes.
Il est avéré que, dès le début de l'ère islamique, les principes sacrés du Coran ont pris corps sous forme de magnifiques écritures et que la calligraphie est veritablement enracinée dans la religion islamique.
Ici se trouvent les œuvres immortelles de calligraphes inspirés tels que Mir-'Emad, 'Abd-ol-Majid, Mohammad Hosein, Mohammad Saleh et Mirza Kuchak Vesal, ainsi que des spécimens non signés, par exemple la page sur laquelle sont inscrits les mots Hova-I Fattah al-'Azim, dont l'auteur a fait preuve de tant d'humilité qu'il a jugé superflu d'y faire figurer son nom.
Cette section comprend également des miniatures appartenant aux différentes écoles – Herat,chiraz, école indienne, miniatures mogholes ou école d'Ispahan - chacune representant une étape préstigieuse de I'evolution des écoles de peinture au cours de l'histoire des arts islamiques.
On peut notamment suivre I'évolution de I'école d'Herat et sa transplantation en Inde, où elle s'est rapidement modifiée, devenant célèbre sous le nom d'école indienne, moghole ou indo-imnienne.
Les objets de la vie quotidienne comme œuvres d'art
Aux quatre angles de cette zone, des pièces - lampes, appareils d'astronomie, objets en verre , accessoires de médecine, matériel d'écriture - sont exposées dans des sections distinctes.
La collection de lampes ilIustre I'évolution de cet objet depuis le début de l'islam jusqu'à la fin de I'ère séfévide.
Elle réunit des lampes à huile, simples ou sur pied, en céramique non vernie, ainsi que des Imnpes de pierre datant des III" et IV" siècles de I'hégire.
Aux V" et VI" siècles de I'hégire apparaissent des versions plus perfectionnées de lampes en céramiques, ainsi que des lampes en bronze, sur pied, ornées de décorations.
On peut aussi admirer de beaux lustres en verre, argentés de pendeloques, et divers chandeliers en cuivre ciselé appartenant à la période séfécvide, ainsi que des lustres en cuivre et en argent.
Parmi les appareils d'astronomie se trouvent des astrolabes qui remontent au VI" siècle de l'hégire et jusqu'àla fin de la période Qadjar.
Le plus ancien d'entre eux, l'œuvre de Mohammad ebd-e Hamed Esfahani, date de I'an 558de I'hégire (1162-1163 après J.C.)
Afin de conférer à I'exposition un carctère didactique. on a présenté séparament les différentes parties des appareils.
Sont également exposés un astrolabe plate œuvre d'Abd ol-'Ali Mohammad Rafi' al-Jerbi, qui date de I'an 1247 de I'hégire (1831-1832 après ,J.-C.), ainsi qu'un autre astrolabe fabriqué par Khalil ebn-e Hosein-'Ali Mohammad.
Cette collection comprend une sphère de cuivre (datant de l'an 535 de I'hégire (1140 et 1141 ), sur laquelle sont indiqués les douze mois de I'année, séparés par les méridiens sur la ligne de I'equateur.
Parmi les autres appareils d'astronomie exposés, il faut mentionner une copie datant du VIII" siècle de I'hégire du livre des constellations d'Abdorahman Sufi Razi, un astronome renommé du IV'' siècle de I'hégire, contemporain du monarque deylamite 'Azod-od-Dowle, passionné lui aussi par I'observation des astres.
Dans la section des objets en verre et des instruments de médecine. certaines pièces représentent I'apogée de I'art du verre pendant les premiers siècles de I'islam.
A l'époque, Ray, Suse, Gorgan et Neychabour étaient les principaux centres de production verrière.
Après les invasions mongoles, un grand nombre d'artisans verriers iraniens émigrèrent vers d'autres pays islamiques, ce qui provoqua le dedin de cet art en Iran, bien que subsiste encore un certain nombre d'objets en verre de I'ère séfévide.
Pendant la période qadjar, des ateliers de verrerie furent créés dans le pays grâce aux efforts d'Amir Kabir, mais ces efforts n'eurent pas de suite.
Parmi les objets en verre figurent des appareils de labratoire. notamment des instruments de saignée et des eprouvertes remontant au début de la période islamique.
L'art sacré de I'écriture et les accessoires dont iI s'accompagne, ainsi que leur mode d'utilisation et d'entretien, ont fait I'objet d'une attention palticulière dans une section de cette riche colleltion consacrée au Coran et à la calligraphie.
Sont exposés de nombreux encriers en pierre, en verre et en métal, qui remontent à diverses périodes de l'islam, ou encore un coffret en bronze contenant un encrier, divers accessoires d'écriture et de ravissants étuis incrustés d'argent et d'or appartenant à la période seldjoukide.
Cette section présente aussi plusieurs étuis et coffrets laqués portant la signature d'artistes de talent de la période séfévide et qadjar, notamment Aqa-nadjaf, Mohammad Zaman, Fathollah et Mohammad Esma'il.
Au deuxème étage, trois grandes galeries qui surplombent I'espace central sont consacrées aux céramiques, au travail du métal et aux textiles (tapis et tissus). La première illustre I'évolution de l'art de la céramique depuis les premiers sièdes de l'islam jusq'à la fin de la periode qadjar, On y trouve des exemples des différentes techniques utilisées - décors moulés, glaçure monochrome. glaçure en taches et decor peint sur I'engobe sous glaçure transparente - qui. souvent, s'accompagnent d'inscriptions en coufique, essentiellement des III" et IV" siècles de I'hégire, tous ces objets ayant été fabriqués dans des manufactures iraniennes à Neychabour, à Suse. à Estakhr et à Rey.
L'art de la céramique atteignit son apogée pendant la période seldjoukide, avec le procédé mina'i (peinture sur glaçure) et les céramiques à reflets métalliques produites à Rey, Kachan et Gorgan.
Les thèmes et les motifs decoratifs, génémlement des récits épiques et romanesques iraniens, s'accompagnent souvent de poèmes.
Les objets datant du VIII" siècle de I'hégire consistent essentiellement en de magnifiques céramiques à reflets dorés décorées sous glaçure, qui proviennent de Soltan-abad et de Kachan.
L'evolution de I'art de la céramique est illustrée par les vases kubachi bleus et blancs produits aux Vlll" et IX" siècles de I'hégire.
Les pièces exposées dans la vaste galerie de l'orfèvrerie montrent bien la diversité des techniques mises en œuvre au cours des siècles : une collection de vases d'argent de I'Azerba'idjan, qui datent du IV'' siècle de l'hégire, comprend notament des coupes et des vases incrustés d'email noir et un plateau portant l'inscription " Barakat le-Amir Abe-I-Abbas va laken ebn-e Harun".
L'apparition de la technique des incrustations d'or et d'argent sur bronze, au cours des VI" et VII" siècles de l'hégire, est iIlustrée par toute une série d'objets fabriqués à Hamadan.
Plusieurs chandeliers de cuivre sur lesquels sont inscrits des poèmes persans et appartenant à la période séfévide sont également remarquables, et une collection du XIII" siècle de l'hégire comprend des chandeliers de métal incrusté d'or créés par Aali 'Abbas Esfahani, qui portent des inscriptions en persan et en arabe.
Dans la galerie des textiles, l'étoffe la plus ancienne est un fragment de soierie, trouvé à l'occasion des fouilles de Rey, qui date de la période islamique, sur lequel se retrouvent le style, la technique et les motifs caractéristiques de l'ère sassanide.
La persistance de cette technique de tissage apparaît clairement dans une étoffe de soie datant du IV'' siècle de l'hégire, bien que les motifs y soient différents et qu'elle porte les inscriptions suivantes, en caractères coufiques: "Man kathurat himmatuh kathurat qimatuh" et "Man taba asluh zaka fe'luh ".
La galerie présente également un spécimen unique de soierie de la période seldjoukide, pour laquelle a été utilisée la technique rang-o-nim-rang(teinte et demi-teinte).
La diversité des techniques de tissage et des dessins se retrouve dans les tissus de la période séfévide, ainsi que dans une série de brocarts (dara'i, atlasi, etc.), de velours, de soieries ornées d'inscriptions et de broderies (Golabetun-duzi, dab-yek duzi, pile-duzi, ajide-duzi, etc.). Cette section comprend un unique spécimen de brocart qui témoigne de I'association de différents arts dans I'école d'Ispahan sous le monarque séfévide Chah 'Ahbas I". Ce brocart a été tissé par Mo'in Mossawer, célèbre peintre de I'école d'Ispahan, élève de Reza 'Abbasi.
Les murs de la galerie sont ornés de tapis de mihrab, de tapis floraux, de kilims avec médaillon et quarts de médaillons, ainsi que de tapis polonais.
En particulier, un tapis tissé à Tahriz au X" siècle de l'hégire constitue une illustration des trois premiers styles de décoration (Tapis floral, tapis de mihrab, médaillon et quart de médaillons): des poèmes persans figurent dans I'encadrement, tandis que le médaillon central représente des oiseaux nageant dans un étang bleu entouré de branches d'arbres sur lesquelles sont perchés des oiseaux.
Une approche historique
Au troisième étage du musée se trouvent différents objets islamiques, essentiellement des éléements d'architecture et de décoration.
Ils sont présentés dans l'ordre chronologique, depuis les premiers siècles de l'islam jusqu'au XII" siècle de l'hégire, ce qui permet au visiteur de constater comment les conditions politiques, économiques et sociales ont contribué à façonner le developpement artistique.
A cet égard, les monnaies frappées à l'effigie des différents califes ou rois et classées en fonction de la période ou du lieu d'origine constituent un témoignage historique capital qui permet de retracer les aléas du pouvoir et la situation politique à travers les siècles.
Au même étage se trouvent des décors de stuc provenant de monuments de Rey et de Neychabour, ainsi que la plus ancienne fresque de la période islamique en Iran, qui remonte au Ill" siècle de I'hégire et provient du palais Sabzpouchan.
Dans la galerie consacrée aux V" et VI" siècles de l'hégire, un superbe mihrab et deux panneaux de stuc sculptés ont été rapportés de Buzun (près d'lspahan), tandis que des panneaux décoratifs en brique viennent de la madrasa Nezamiye de Khargerd, Ils sont entourés de coupes de type mina'i et de céramiques à reflets métalliques fabriquées dans les célèbres ateliers de Rey et de Kachan.
Les faïences à glaçure les plus anciennes de la période islamique s'y trouvent également, qui remontent au V'' siècle de l'hégire et sur lesquelles sont inscrits les mots: El Malek el Mohammad.
Dans la galerie consacrée aux VII'' et VIII'' siècles de l'hégire, deux mihrab sont très représentatifs de l'imposante majesté qui caraetérise la décoration architecturale de la période II-khanide.
L'un d'eux, décoré de stuc, provient d'Ochtorjan (près d'lspahan) et a été construit par Mass'ud Kermani en I'an 708 de I'hégire (1308-1309 apres J.-C) , l'autre est la célèbre Porte du paradis ornée de faïences à reflets métalliques, œuvre de Yousef ebn-e 'Ali ebn-e Mohammad ebn-e Abi Taher.
Là sont exposés divers carreaux de faïence à décor métallisé et mordoré, ainsi que des coupes de céramique à reflets dorés et des objets de métal incrustés d'or et d'argent.
Cette galerie abrite egalement un superbe manuscrit du Coran en écriture muhaqaq, qui porte les signatures d'Ahmad Sohravardi et 'Emad al-Mahallati.
Dans la section consacrée aux X" et XI'' siècles de I'hégire se trouvent plusieurs chefs-d'œuvre de la période séfévide, notamment des miniatures de I'école indienne et moghole et de I'école d'Ispahan, des écrins, des encadrements de miroirs et des coffrets décorés de peinture laquée sous glaçure, ainsi que des objets de cuivre ciselé - portant essentiellement des inscriptions persanes - et différents tapis et tissus brochés d'or.
Un mihrab orne de mosaïques en provenance de Mashhad ajoute à la majesté du lieu. Parmi les œuvres les plus remarquables de cette période, iI faut mentionner une étoffe peinte selon le procédé qualamkar, où des versets du Coran en coufique, naskh, thuluth et ghobar sont tracés à I'encre indigo, vermilion et dorée.
EIIe a été tissée sous le règne de Chah Tahmasp par Yousef al-Ghobari (le procédé qualamkar consistait à imprégner le tissu d'amidon afin de permettre à I'encre et à la peinture d'adhérer à sa surface).
Au centre de la galerie se trouvent plusieurs objets provenant du Chini khaneh d'Ardebil - notarnment des cadres, des vases, des jarres,des aiguières et des coupes portant tous le sceau de Chah Abbas.
Les arts séfévides se poursuivent aux XII" et XIII" siècles de I'hégire, ainsi qu'en témoignent le développement de la marqueterie, les encadrements de miroir en bois sculpté, les superbes objets de métal incrustés d'or et la vaisselle d'argent émaillé.
Le Musée iranien de la période islamique est véritablement à la hauteur de sa vocation pédagogique, aussi bien dans sa conception que dans la présentation des œuvres d'art. Chaque objet s'accompagne d'explications détaillées, indiquant notamment la teneur des inscriptions et la calligraphie utilisée. A I'entrée de chaque galerie, des panneaux rappellent aux visiteurs la situation politique et économique de la période concernée, ainsi que les arts qui I'ont caracterisée et les principaux centres d'intérêt où ils s'exerçaient, leur donnant ainsi un aperçu général des objets qu'ils s'apprêtent à admirer.
Le musée dispose également de deux catalogues, dont I'un présente les manuscrits du Coran en sa possession tandis que l'autre fait un exposé des arts islamiques en s'attachant aux œuvres les plus remarquables dans chaque domaine.
Une idée plus complète encore des trésors qu'abrite le musée est donnée au visiteur par différentes diapositives et des cartes postales.
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